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Aladin
Plume d'oie

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Inscrit le: 28 Juil 2005
Messages: 2 176
Humeur du Jour: In Cauda venenum

MessageJeu 26 Mar 2009, 15:49:38 Répondre en citant
Logogriphe

Pierre, rentier terrien, est épris. Perrine, métisse entêtée, instit émérite, est éprise. Mimétisme prisé ! Pierre et Perrine tentent entente intime. Retire tes nippes Perrine ! Perrine émet ses petits rires, et tempère ses sens. Pierre, tenté, pétri et étire ses seins, étreint, et pénètre prestement Perrine prête. Prémisses imminents, pénis éminent, intimité trempée, intense ressenti, printemps, été, Pierre péri petitement….. Et ne s’est retiré.
Perrine, irritée, tempête, peste, méprise et serine Pierre éreinté.
Pierre, père, Perrine mère ? Sempiternels pressentiments : pipi, test. Nenni !
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Aladin
Plume d'oie

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MessageDim 29 Mar 2009, 15:40:40 Répondre en citant
2 )Texte libre (ou presque) :

"Pousse-toi, je ne vois rien !"
Mon fils jouait de la tête et des épaules pour se faufiler en première ligne, devant moi. Moi, je refluais devant les policiers qui essayaient de contenir la foule ; et tous, nous regardions la haut l’une des deux tours du World Trade center en flammes. Mon fils réussit enfin à glisser sa tête, et je l’entendis s’écrier « Punaise, ça a marché ». J’entendais sans enregistrer, puis, devant le bordel général, je décidais de quitter l’endroit. « Viens, on y va » « Aaaattends, attends papa, le second doit bientôt arriver ». Il avait les yeux sur sa montre que je lui avais acheté pour ses dix ans… il y avait deux ans. « Le second quoi? Bientôt quoi ? » « bin, le second avion ».

Juste à ce moment, ce fut la clameur unanime de la foule, je levais la tête, et vis comme dans un rêve au ralenti un autre avion s’approcher puis percuter l’autre tour… j’en restais fasciné, sans comprendre, sans voix, sans réaction… Ce fut au tour de mon fils de me prendre par la main et de me tirer hors de la foule stupéfaite. Je me retrouvais sur les bords de l’East River, sans trop savoir comment. Je m’asseyais sur un banc, en essayant de sortir de mon hébétitude : mon fils, lui, manifestement, n’était pas hébété du tout et discutait vivement sur son portable.

Finalement, je m’ébrouais, et je l’appelais. Il coupa et vint à moi, surexcité. « Dis, fils, comment savais-tu qu’un second avion allait s’écraser sur la deuxième tour ? »Il rayonnait, et me répondit en riant « Mais papa, je savais aussi pour le premier ». Je le regardais avec effroi… mais mais comment ? Et alors, sans devoir le questionner plus il m’expliqua très vite, en jubilant, une histoire à laquelle je ne compris au début pas grand-chose… il était question du club informatique de son école, d’un concours entre les différents membres de ce club, de hacking sur les pilotes automatiques des avions et des fréquences radio de l’aéroport JFK, du jeu flight simulator…. Quand il eu fini, j’étais stupéfait, et lui manifestement très fier. « tu crois que j’ai gagné papa ? T’as vu ce que j’ai fait ? ça n’a pas été facile ! Ca t’en bouche un coin, hein ? ».


Ca, oui, il pouvait le dire, et il avait décroché le gros lot. Il m’avait raconté comme ça de sa voix naturelle, content comme quand il peut me montrer combien il est fortiche. J’en restais sans voix, abasourdi, avec un gout de cendre dans la bouche, un froid glacial le long de l’échine, les hululements des milles sirènes de la ville m’atteignaient assourdis. Je me sentais incapable de trouver quoi lui dire, l’énormité de la chose me dépassait totalement…Tous ces gens, tous ces milliers de morts, dans les avions et dans les tours ? Etait ce un cauchemar ? et, nous... nous, qu’allions nous devenir ?... Pendant longtemps, je regardais les mouettes crier en planant au dessus du fleuve, l’esprit vide. Mon fils.
Je n’ai rien à dire de plus.


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