Portail
 


||  Index  ||  Portail  ||  FAQ  ||  Rechercher  ||  Connexion  ||  S’enregistrer  ||
 
 
 Information importante 
Place des Mots ferme ses portes...
une goutte de pluie au destin fantastique, par Ruth...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Place des Mots Index du Forum -> AU TOUR DE LA PLUME -> Retour de flamme
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Ruth
Stylo-plume

Hors ligne

Inscrit le: 26 Avr 2005
Messages: 2 923
Localisation: hic!
Humeur du Jour: dans mon jeune temps...

MessageMer 12 Oct 2005, 16:22:10 Répondre en citant
Mélisande a écrit:
Raconte-nous les pensées d'une gentille petite goutte de pluie ,tombant sur les monts d'Auvergne, s'infiltrant dans les profondeurs des roches volcaniques, se chargeant de tous les petits minéraux présents en quantités précises et figurant sur l'étiquette d'une bouteille de Volvic ,laquelle bouteille contient notre amie la goutte et sera sélectionnée pour le tournage de la pub ,avec pour partenaire en guest star Zinedine Zidane ...... reprend ici ton souffle.... et bon gage.

PS: petit conseil... commence d'abord par la chaussette gauche, toujours;...




Mais que suis-je venue faire dans cette galère volante : petite goutte d’eau trimbalée au gré des vents dans ce nuage lourd et gris au parcours erratique.
Voilà ce que c’est que d’avoir été élevé par une mer d’idéaux. On s’élève, on sublime, et on finit par s’évaporer, voguant par-dessus les terres en compagnie de semblables éthers.

On va se crasher, c’est sûr ! J’aperçois par le hublot des montagnes qui se rapprochent à la vitesse du souvenir. Tiens d’ailleurs, je me souviens bien de cette amie d’enfance : une goutte toute pareille à moi mais qui trouvait que la mer était trop salée. Un jour qu’un bateau passait par là, elle a sauté dans une vague un peu plus forte que les autres pour avoir une chance de monter à bord en clandestine. Il parait qu’on la vite repérée. Et elle a fini en larme. C’était pas moins salé, mais au moins elle était au chaud, et puis utile: elle épongeait un peu la douleur des gens qui lui faisait trimbaler des bouts de leur malheur le long de leur joues. Je n’aurais jamais voulu être à sa place, je n’enviais pas son destin. Maintenant que je vois les montagnes se précipiter indubitablement face à notre nuage, je me dis que finalement, vaut mieux pleurer que d'exploser.

Voix off : mesdames messieurs, nous arrivons en Auvergne, but de notre voyage. Notre nuage va se désintégrer et vous allez pouvoir vous répartir et vous répandre.

Voilà, je meurs. Adieu.

…..

Plic.

Et non, je vis encore. Impossible de savoir où je suis tombée. En Auvergne a dit la dame…mais c’est grand l’Auvergne ! De quel côté de quelle ligne de partage des eaux suis-je tombée ? Parce que ça change tout, vous savez ! C’est comme naître chez Le Quesnoy ou chez les Groseille.

Mais, ne dirait-on pas que je descends en terre ? Va-t-on m’enterrer vivante ? Ehhh! ne me jetez pas dans la fosse, je ne suis qu’une goutte d’eau et je ne veux ni ne sais m’atterrer ! Au secours! Au secours! AU SECOURS!!!!
Je lutterai jusqu’au bout, je ne veux pas, vous m’entendez, je ne veux pas, laissez moi sortir !
(bâillement) Libérez-moi ! Laissez moi retrouver ma mer, tout de suite !!!
Pfff. Sommeil …(bâillement)…..pfuit. Ronflements très sonores. Puis plus rien.....................................................................


NDLR:Ici commence le long coma de la goutte d’eau. ( état végétatif stade 1 sur l’échelle de Glasgow, celui dont on ne se réveille jamais). Mais il ne faut jamais dire jamais.

NDLR 2: tombant sur les monts d'Auvergne, s'infiltrant dans les profondeurs des roches volcaniques, se chargeant de tous les petits minéraux présents en quantités précises et figurant sur l'étiquette d'une bouteille de Volvic ,laquelle bouteille contient notre amie la goutte et sera sélectionnée pour le tournage de la pub,

précisait notre amie Méli. Oui, mais, (dirait l'amie Ether), l'un des problèmes du coma, est qu'outre la difficulté du pronostic concernant la récupération des fonctions intellectuelles antérieures à l'accident, l'amnésie concernant cette période est totale.)

Des années plus tard donc:

J’entre dans un long corridor, à l’image de ceux qui sont décrits dans les récits de ceux qui disent être revenus de la mort. Sauf que moi ce n’est pas la lumière que je vois au bout du tunnel, mais un gouffre encore plus noir et impressionnant que ce couloir rouge. A y est j’y suis : c’est en enfer qu’on me conduit, enfin. D’ailleurs, il fait chaud, c’est rouge, c’est ça, c’est l’enfer. Ah… si j’avais su, quelle sage goutte d’eau j’aurais été dans ma vie ! je serais restée discrètement au fond de l’océan, discrète et invisible, noyée dans la masse, c’est le cas de le dire.


Voix off :: "toujours commencer par la chaussette gauche.. toujours.. et puis ,après la chaussette droite.... et une gorgée de Volvic.. toujours..."

La voix de Zidane !
Et c’est pour ça qu’on m’a sortie du coma, explorer la gorge de Zinédine pour finir en canyoning dans du pipi de footballeur ? pouark !


Dernière édition par Ruth le Mer 12 Oct 2005, 16:29:20; édité 2 fois
[Haut]
Bulles de Nuit
Stylo-plume

Hors ligne

Inscrit le: 27 Avr 2005
Messages: 3 402
Localisation: Paris
Humeur du Jour: Collection Berardo

MessageMer 12 Oct 2005, 16:25:49 Répondre en citant
lol7:

chouette récit Ruthy jap:

J'ai particulièrement aimé le récit de la petitte goutte qui devient une larme kis calins
____________________
Ha ! très grand arbre du langage peuplé d'oracles, de maximes et murmurant murmure d'aveugle-né dans les quinconces du savoir...
[Haut]
Onde
Invité

Hors ligne




MessageMer 12 Oct 2005, 16:27:31 Répondre en citant
Quelle chute ! lol2

Merci pour ce texte, de la poésie à l'humour, merci pour l'émotion, merci pour le rire ! Tu fais bien de te faire gager si souvent...

Mais comment fait-elle ? pensif
[Haut]
Papeete
Pointe bic

Hors ligne

Inscrit le: 24 Sep 2005
Messages: 699
Humeur du Jour: Recherche fondations solides

MessageMer 12 Oct 2005, 16:33:06 Répondre en citant
Perlette et le cycle des mots...
jap:

kis
____________________
http://www.virusphotoblogs.com/drake/
[Haut]
Aladin
Plume d'oie

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juil 2005
Messages: 2 176
Humeur du Jour: In Cauda venenum

MessageMer 12 Oct 2005, 18:14:24 Répondre en citant
Ha tiens, joli joli gage ! ( et jolie réponse, d'ailleurs !! épatant comme cette jeune femme peut être cohérente dans ses propos. Ruth, fait du Ruth, que du Ruth, et personne ne peut faire du Ruth comme elle ). j'aimerai bien des gages comme ça, moi !!
____________________
Entrer en soi-même, c'est découvrir la subversion


Dernière édition par Aladin le Mer 12 Oct 2005, 18:28:38; édité 1 fois
[Haut]
Mélisande
Pointe bic

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2005
Messages: 2 546

MessageJeu 13 Oct 2005, 08:45:25 Répondre en citant
merci ruth... contrat remporté avec brio,humour et style!
fete

encore une qui m'impressione!! kis
[Haut]
Bluedream
Plume d'oie

Hors ligne

Inscrit le: 19 Avr 2005
Messages: 11 182
Humeur du Jour: ...

MessageJeu 13 Oct 2005, 09:16:35 Répondre en citant
Et si on indiquait que les gages donnés à Ruth qui se déroulent à l'extérieur loin de chez elle compte double, on aurait ainsi du rab de Ruth.

Jolie goutte qui emporte tout sur son passage, jolie petite goutte
____________________
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
Maurice Maeterlinck
[Haut]
Ruth
Stylo-plume

Hors ligne

Inscrit le: 26 Avr 2005
Messages: 2 923
Localisation: hic!
Humeur du Jour: dans mon jeune temps...

MessageJeu 13 Oct 2005, 11:49:19 Répondre en citant
Bluedream a écrit:
Et si on indiquait que les gages donnés à Ruth qui se déroulent à l'extérieur loin de chez elle compte double, on aurait ainsi du rab de Ruth.



Smile

Si j'en avais du rab, je saurais où le mettre!!!
[Haut]
Aladin
Plume d'oie

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juil 2005
Messages: 2 176
Humeur du Jour: In Cauda venenum

MessageJeu 13 Oct 2005, 18:16:25 Répondre en citant
Parcequ'à présent, je pense avoir compris le truc pour ne pas trop trop me faire piéger, j'ai le loisir de choisir mes gages, parmis ceux qui m'inspirent.....et celui de la goutte d'eau, m'a plu. Merci, Melissandre.

La goutte de pluie…

Au début…au début je n’étais pas. Ou alors, j’étais, mais un peu partout. Dans le ciel bleu, dans le vent, dans la respiration des choses. Avant encore, j’étais. Dans une vague, par exemple. Ou alors, dans l’œil humide d’un cheval. Avant avant, je n’étais pas non plus, encore éparpillée au quatre coins du monde. Et ainsi de suite, être et avoir été, et inversement, et ce depuis il y a très très longtemps encore, avant que Dieu, un peu comme moi, surgisse des limbes. Parce que mon histoire est vieille, vieille comme les atomes qui me composent, vieille comme le monde, en fait.
Je suis une goutte d’eau.
Alors, mon histoire complète, je ne vous la dirai pas, parce que ce serait trop long. Ou alors je ne m’en souvient pas totalement. Et, savoir pourquoi j’ai choisi, avec l’oxygène et l’hydrogène, de faire de l’eau et non du feu, j’en ai oublié la raison. Ou alors, je suis né du feu, c’est bien possible, mais c’est lointain, et bon. Pour faire bref, moi, la goutte d’eau, depuis ces milliards d’années que je suis, sous une forme ou une autre, oui, j’ai bourlingué. J’ai été dans tout les ciels, toutes les mers, les rivières, dans tous les vents, tous les sols, tous les fruits, tous sorte d’êtres, j’ai été partie de sang de dinosaure, j’ai été souffle d’aigle, j’ai été sève d’arbre fossilisé depuis, j’ai été flaque d’eau dans laquelle saute un enfant….

La somme des raisons pour laquelle je me retrouve ici, sous cette forme particulière de partie d’eau de source qui s’apprête à sortir d’un rocher, en auvergne, une région d’Europe, est bien sur impossible à dire, alors, je ne vais vous raconter que les dernier moments….

Je n’étais pas, donc. Et ma non existence se passait dans un ciel parfaitement bleu, qui faisait le bonheur des touristes aux jambes roses. Puis le ciel changea, parce que beaucoup plus loin, il avait changé aussi, et me voilà, né au cœur d’un nuage d’orage, fruit de la condensation de l’air. J’étais re née, ressuscitée encore une nouvelle fois, et je dansais dans les airs, trop légère pour tomber. Et je passais rapidement et successivement de l’état de grêlon à celui de goutte, et l’air était chargé d’électricité, de bruit, de craquements terrifiants, j’adorais ces moments, trop rares dans mes existences faites de lenteurs et d’ennui. Je grossissais, et finalement, happée par ma propre masse, je plongeais vers la terre, et vous auriez voulu me voir, moi, si belle, déformée par le vent de ma chute, belle effilée, pure, ivre de vie.

Je m’écrasais à terre, en éclatant. Je me réformais aussitôt , avec d’autres éclats, et m’amusait avec d’autres gouttes, à refléter le ciel furibond, reflet déformé en continu par l’arrivée d’autres sœurs qui troublait en ondes concentriques l’image déchaînée des énergies primales.

Puis, je fus vite bue par la terre assoiffée de juillet. Un peu de moi fut happée par les fines racines d’une herbe grasse ( qui plus tard, à l’aide aussi d’un peu de soleil, ira nourrir une brebis, qui fera du lait, qui fera un Roquefort au gout puissant, qui ira baigner de sens le palais d’un marin échoué au soleil des Hautes Alpes), un peu de moi rétablit l’équilibre hydrique de milliers de bactéries du sol, et le reste s’enfonça avec lenteur dans les entrailles du sol, inchangées depuis des temps géologiques entiers.

J’étais filtré, peignée, cardée, diffusée par la terre que je traversais, mais inexorablement, j’emmenais avec moi un peu de matière que je dissolvais à mon passage, et en laissais aussi, quand ce que je traversais était trop compact. Je sinuais, empruntant les passages les plus faciles au travers des différentes roches, des differents sols, qui se présentait à moi, et ainsi me retrouvais bloquée dans une couche particulièrement perméable, et y passais quelques années, écrasée par le poids de ce qui se trouvait au dessus de moi, et essayant de me faufiler petit à petit vers un endroit de moindre pression…et enfin, je me suis sentis pris par un courant de plus en plus rapide pour au bout, jaillir dans le flamboiement du soleil, au fond d’une vallée où coulait une rivière (accrochant follement aux herbes des haillons d’argent…)
____________________
Entrer en soi-même, c'est découvrir la subversion
[Haut]
Bulles de Nuit
Stylo-plume

Hors ligne

Inscrit le: 27 Avr 2005
Messages: 3 402
Localisation: Paris
Humeur du Jour: Collection Berardo

MessageVen 14 Oct 2005, 08:49:16 Répondre en citant
Aladin a écrit:
Parcequ'à présent, je pense avoir compris le truc pour ne pas trop trop me faire piéger, j'ai le loisir de choisir mes gages, parmis ceux qui m'inspirent.....et celui de la goutte d'eau, m'a plu. Merci, Melissandre.

La goutte de pluie…

Au début…au début je n’étais pas. Ou alors, j’étais, mais un peu partout. Dans le ciel bleu, dans le vent, dans la respiration des choses. Avant encore, j’étais. Dans une vague, par exemple. Ou alors, dans l’œil humide d’un cheval. Avant avant, je n’étais pas non plus, encore éparpillée au quatre coins du monde. Et ainsi de suite, être et avoir été, et inversement, et ce depuis il y a très très longtemps encore, avant que Dieu, un peu comme moi, surgisse des limbes. Parce que mon histoire est vieille, vieille comme les atomes qui me composent, vieille comme le monde, en fait.
Je suis une goutte d’eau.
Alors, mon histoire complète, je ne vous la dirai pas, parce que ce serait trop long. Ou alors je ne m’en souvient pas totalement. Et, savoir pourquoi j’ai choisi, avec l’oxygène et l’hydrogène, de faire de l’eau et non du feu, j’en ai oublié la raison. Ou alors, je suis né du feu, c’est bien possible, mais c’est lointain, et bon. Pour faire bref, moi, la goutte d’eau, depuis ces milliards d’années que je suis, sous une forme ou une autre, oui, j’ai bourlingué. J’ai été dans tout les ciels, toutes les mers, les rivières, dans tous les vents, tous les sols, tous les fruits, tous sorte d’êtres, j’ai été partie de sang de dinosaure, j’ai été souffle d’aigle, j’ai été sève d’arbre fossilisé depuis, j’ai été flaque d’eau dans laquelle saute un enfant….

La somme des raisons pour laquelle je me retrouve ici, sous cette forme particulière de partie d’eau de source qui s’apprête à sortir d’un rocher, en auvergne, une région d’Europe, est bien sur impossible à dire, alors, je ne vais vous raconter que les dernier moments….

Je n’étais pas, donc. Et ma non existence se passait dans un ciel parfaitement bleu, qui faisait le bonheur des touristes aux jambes roses. Puis le ciel changea, parce que beaucoup plus loin, il avait changé aussi, et me voilà, né au cœur d’un nuage d’orage, fruit de la condensation de l’air. J’étais re née, ressuscitée encore une nouvelle fois, et je dansais dans les airs, trop légère pour tomber. Et je passais rapidement et successivement de l’état de grêlon à celui de goutte, et l’air était chargé d’électricité, de bruit, de craquements terrifiants, j’adorais ces moments, trop rares dans mes existences faites de lenteurs et d’ennui. Je grossissais, et finalement, happée par ma propre masse, je plongeais vers la terre, et vous auriez voulu me voir, moi, si belle, déformée par le vent de ma chute, belle effilée, pure, ivre de vie.

Je m’écrasais à terre, en éclatant. Je me réformais aussitôt , avec d’autres éclats, et m’amusait avec d’autres gouttes, à refléter le ciel furibond, reflet déformé en continu par l’arrivée d’autres sœurs qui troublait en ondes concentriques l’image déchaînée des énergies primales.

Puis, je fus vite bue par la terre assoiffée de juillet. Un peu de moi fut happée par les fines racines d’une herbe grasse ( qui plus tard, à l’aide aussi d’un peu de soleil, ira nourrir une brebis, qui fera du lait, qui fera un Roquefort au gout puissant, qui ira baigner de sens le palais d’un marin échoué au soleil des Hautes Alpes), un peu de moi rétablit l’équilibre hydrique de milliers de bactéries du sol, et le reste s’enfonça avec lenteur dans les entrailles du sol, inchangées depuis des temps géologiques entiers.

J’étais filtré, peignée, cardée, diffusée par la terre que je traversais, mais inexorablement, j’emmenais avec moi un peu de matière que je dissolvais à mon passage, et en laissais aussi, quand ce que je traversais était trop compact. Je sinuais, empruntant les passages les plus faciles au travers des différentes roches, des differents sols, qui se présentait à moi, et ainsi me retrouvais bloquée dans une couche particulièrement perméable, et y passais quelques années, écrasée par le poids de ce qui se trouvait au dessus de moi, et essayant de me faufiler petit à petit vers un endroit de moindre pression…et enfin, je me suis sentis pris par un courant de plus en plus rapide pour au bout, jaillir dans le flamboiement du soleil, au fond d’une vallée où coulait une rivière (accrochant follement aux herbes des haillons d’argent…)


waouh! bravo j'adore... tu ne serais pas un grand lecteur de Rimbaud toi par hasard ?
____________________
Ha ! très grand arbre du langage peuplé d'oracles, de maximes et murmurant murmure d'aveugle-né dans les quinconces du savoir...
[Haut]
Démo
Stylo-plume

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mai 2005
Messages: 8 960
Humeur du Jour: Trop au lit pour être au Net

MessageVen 14 Oct 2005, 11:41:33 Répondre en citant
Ruth a écrit:
Mais que suis-je venue faire dans cette galère volante : petite goutte d’eau trimbalée au gré des vents dans ce nuage lourd et gris au parcours erratique !...


Très joli gage. Félicitations à Méli (on n'insiste jamais assez pour dire que c'est le gageur qui fait le plus gros du travail)
[Haut]
Onde
Invité

Hors ligne




MessageSam 15 Oct 2005, 00:33:29 Répondre en citant
Deux jolies versions pour un même gage ? pensif

Je me demande s'il ne faudrait pas créer dans un atelier d'écriture avec thème imposé !

bravo à vous deux.
[Haut]
aubin
Pointe bic

Hors ligne

Inscrit le: 20 Mai 2005
Messages: 501
Localisation: ici et las

MessageSam 15 Oct 2005, 08:09:40 Répondre en citant
Plus rien ne m'etonne de Ruth, pourtant je suis toujours aussi etonné. Allez comprendre ?
[Haut]
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Place des Mots Index du Forum -> AU TOUR DE LA PLUME -> Retour de flamme Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  


Index | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com