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Avant l'Aube

 
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Oiseau de Nuit
Pointe bic

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MessageMar 19 Aoû 2008, 10:32:18 Répondre en citant
Le thème de concours était Tohu-Bohu... A vous de juger


Elle était cosmopolite, tentaculaire et incontrôlable. Et, dans la nuit qui s'abattait sur elle, la ville sombrait dans un fantasme sans sommeil dont elle s'éveillerait exténuée, à l'aube de cet automne précoce. Les passants n'étaient que fourmis dans un dédale sans logique pour l'homme qui les observait du parvis de la cathédrale, surplomb dominant orgueilleusement le chaos urbain. Une révolte avait éclaté au cours de la journée, dont les feux couvaient encore ça et là, dans ce quartier brûlant et enfumé. Étienne inspira profondément l'air pur que le crépuscule lui soufflait, puis descendit.
Ce fut comme une vague qui soudain se jeta à sa bouche, à son visage, à ses yeux. Une lame de fond remontant les plus acres odeurs, les parfums poisseux d'ordures répandues des sacs éventrés, brûles et fondues sur le macadam puant ; une bourrasque de rythmes, percussions métalliques et peaux heurtées, la mélopée terrible de dizaines de voix, aux tessitures riches et mêlées, mélodie de la nuit, chanson que le soleil ne tolérerait pas.


Après un instant de flottement, il adapta son pas à ce mouvement incessant, déliant ses muscles au même battement que celui des rues et de leur foule. Les mots glissèrent sur lui sans signification, mais il était marqué par les voix dont la chaleur, la profondeur, l'atteignait à la poitrine et non aux oreilles. Il cherchait trois sons, trois syllabes, à défaut de son parfum, sa silhouette. Étienne savait, du fond de son ventre, qu'elle était là, quelque part dans ce dédale, et il devait la trouver avant la fin de la nuit.

Une fille, très jeune et aux cheveux irrégulièrement décolorés, lui coupa la route. Pieds nus dans de fines sandales de plastique qui écorchaient sa peau, elle semblait n'avoir dédié son corps qu'à la fièvre qui intensifiait l'éclat de ses yeux comme un khôl. Le temps que dura leur regard réciproque, Étienne se dit que c'était des rebelles comme celle-là qui avait poussés les autorités à bout ; des enfants qui n'avaient pas conscience de leur jeunesse, la gaspillait dans le même jet que les pierres qui volaient au dessus des barricades. Mais, d'un mouvement de tête fier, elle l'admit comme son semblable, et s'enfuit comme saute une chèvre, rejoignant l'ombre.


Au fil de ses pas, les ténèbres se faisaient moins opaques, contrastés par une luminosité interne, dont les sources étaient feux et étoiles, cigarettes incandescentes ou reflet ambré de l'alcool coulant dans les verres et les gorges. Dans un coin du ciel, le reste de la ville était une pâleur maladive, assourdie du vrombissement monotone et insectoide, centralisant l'électricité dont était privé ce lieu marginal. Et le flux d'énergie ne manquait pas, celle que créaient ces êtres leur était propre.

Les gardes improvisés et joueurs qui occupaient la bordure étaient de moins en moins nombreux. Au coeur de l'arrondissement, là où les bâtiments administratifs étaient occupés par des intellectuels revendicatifs, c'était une histoire d'intérêts et de politique, pour les seuls qui avaient accès aux archives et savaient quel était le juste impact de cette insurrection. Et puis, entre la frontière étudiante et le centre décisionnel, conscient, s'étendait la possibilité de tous les autres destins. Dont, il l'espérait, son amour.

Autour de lui, dans une danse sans pas imposé se mêlaient femmes et hommes, cris de guerre et chants, révolutionnaires nostalgiques et rêveurs sans but, espérant uniquement trouver dans ce désordre autre chose... Un bruit différent au milieu d'une réalité qu'ils fuyaient, peut-être. Beaucoup, sans doute, étaient fous.


Et puis, dans la confusion des genres et des normes qui assaillait ses oreilles, troublait son esprit et mélangeait se sens, il prêta l'oreille. Non loin de lui résonnait une mélodie familière, ballade réinterprétée avec un entrain improbable, une confiance déplacée et douloureuse. Il ne pouvait reconnaître l'instrument, sans doute créé de façon plus imaginative que conformiste, et ne put percevoir la voix qui fredonnait si doucement, avec l'intonation rauque d'un félin qui ronronne. Jusqu'à ce que la musique enfle, qu'il voie plusieurs formes se déhancher autour d'un large feu, et perçoive mieux rythmes et voix, recevant comme un coup de poignard la certitude de sa présence. Elle était là, au milieu d'eux.

Il connaissait chaque courbe de son corps, et ce soir tous la regardaient. La gorge qui vibrait de ce chant avait résonné d'autres gémissements, il le savait, avait parfois cru être brisée par ses mains mues de passions, de désirs. Son odeur, pervertie par d'autres parfums, des fumées puantes, sales, un air épais qui étouffait sa peau sans parvenir à l'étouffer, cette odeur, qu'il reconnaissait, invoquait en lui tous les souvenirs. Il ne l'avait jamais écouté chanter, n'avait jamais surpris celle qu'elle était lorsqu'il ne la regardait pas, qu'elle laissait libre court à sa violence. Et c'était avec une force qu'il n'avait jamais soupçonné qu'elle malmenait la seule chanson qui lui eut jamais arraché une larme.

Dans un regard qu'elle glissa, il cru qu'elle l'avait deviné. Mais rien dans la musique ne trahit une quelconque hésitation, nulle variation dans le crescendo inexorable de sa voix, uniquement cette intensité qui lui donnait des frissons et l'acculait au doute. Durant un long passage instrumental, elle atténua la puissance de sa voix et des mots pour fredonner, les lèvres entrouvertes, comme si sa respiration produisait seule la mélodie. Jusqu'à ce que son souffle enfle, que sa poitrine se gonfle, se charge avant de tout relâcher en un prénom, une évocation du paradis, une prière à l'autorité d'ordre. Jusqu'à ce que les consonnes disparaissent, qu'il ne reste plus que cette modulation à la force inébranlable.


Enfin, la voix se tut. Et ce ne fut pas le silence qui lui succéda, mais le brouhaha riche de ces mille bruits d'hommes et de femmes chuchotant, riant, s'agitant, derrière les façades noires, dans d'autres rues, sur d'autres places. Debout, comme déplacé au milieu de ces corps accroupis, serrés les uns contre les autres, assis sur des blocs indéfinis, de pierre, de bois, des débris sans nom, peut-être même un banc public, là où se tenait la chanteuse ; Étienne failli faire demi tour, reculer dans des ténèbres plus confortables.

Mais Aurora se leva, ses jambes déformées sous le tissu ample de sa jupe, et lui prit la main, l'attirant vers le feu, vers les murmures qui se refermaient sur eux deux. D'autres avaient repris les instruments, et les sons assourdis qui franchissaient leurs lèvres semblaient quelque mélopée ou supplication censée attirer sur eux la chance. Il trembla de peur que cette harmonie irrégulière ne fut demain brisée, et resserra son bras autour de la taille de cette femme. Il la regarda. Les lumières mouvantes du foyer donnaient à son visage des reflets d'ambre et jouaient sur ses bijoux d'argent en mille éclats de bronze. Les voiles jaunes et orangés dans lesquels elle drapait et serrait son corps avaient une légèreté irréelle, que renforçait son épaisse chevelure rouge, masse ondulée et emmêlée. Ses traits détendus révélaient son métissage, et son baiser fut plus doux, plus sucré que tous les fruits d'ici ou d'ailleurs.

Autour d'eux s'enroulait la farandole ; d'autres avaient repris les instruments, et chahutaient, comme des enfants, riant à gorges déployées, tapant du pied et des mains, mêlant les gazouillis aux heurts sourds. Mais Étienne ferma les yeux, frotta son visage comme pour l'y enfouir,
se perdre dans ces fils durs comme du caramel, semblables de couleur et d'odeur, mourir dans cet autre qu'il avait choisi selon ses sens, perdu dès le premier instant par l'odeur de son corps et l'assurance avec laquelle elle l'habitait. Il glissa sa main le long de la hanche ondulante, suivant son propre rythme au fil du désordre, écheveau mêlé parmi lequel n'importe qui pouvait trouver sa voie. Il esquissèrent quelques mouvements qui auraient pu être de la danse, en un autre temps, mais ce n'était là qu'un rapprochement, une étreinte qui les isolait plus des autres.

Il murmura, en lui mordillant le lobe, des mots inintelligibles, et elle souffla un acquiescement contre sa tempe brûlante. Sans vraiment se séparer du mouvement auquel répondaient les battements de leurs coeurs, il s'éloignèrent quelque peu, rejoignant des abris couverts de toiles multicolores, translucides à la lumière des petites bougies que leurs occupants allumaient. La jeune femme souleva un pan vert sombre, largement délavé par des pluies qui ne dataient pas de cette saison, pas de cette année. Une autre révolte, peut-être, dans un autre ville.


Les parois fines comme du papier laissaient tous les sons venir à eux, et le rythme des rondes les entraîner. Ils se débattirent en riant avec les tissus qui couvraient leur décence, embrassant l'un de l'autre chaque partie de peau découverte par ces jeux innocents. Mais chaque baisers éclatait comme une bulle de savon, chaque effleurement était un froissement de feuilles d'or et de plumes et, si leurs lèvres ne s'ouvraient que pour les baisers, ils n'en dialoguaient pas moins de souffles et de caresses.

Les bras accueillants d'Aurora semblaient signifier, « tu es venu. Tu as attendu que tous dorment parmi ceux qui te connaissent, mais tu as osé. » Le jeune homme y répondait avec toute la passion maladroite de sa jeunesse trop avertie, retenant le moindre geste qui aurait pu être brutal, alors que cette nuit... La peur assombrit un instant son regard, mais le corps de son aimée l'eut vite distrait et ramené à d'autres jeux que ceux de l'argent et du pouvoir. Elle posa une main sur son visage, tandis que de l'autre elle soutenait son corps, le tenant fermement contre elle. Et, les yeux clos, Étienne s'abandonna à son assurance tranquille, auxquels faisaient écho ses propres désirs de sensualité et de vie.

Contractant leurs corps tandis que les danses autour de leur asile s'intensifiaient, comme des derviches tournoyant, rejoignant l'univers dans son mouvement immémorial, ils s'aimèrent... Jusqu'à ne plus savoir où finissait l'un et commencer l'autre, jusqu'à ne plus démêler leurs leurs gémissements des chants du dehors, si proche, jusqu'à confondre les lumières mouvantes et colorées des feux avec les éclats fulgurants sous leurs paupières closes. Et que leurs corps ne fasses plus qu'un être hybride et indissociable, achèvement auquel répondit le paroxysme des chants autour du feu. Et la musique se tut après un cri suppliant, et chacun se sépara, hébété.


Et, tandis que l'air brûlant retombait lentement en un voile froid sur les deux corps maintenant côte à côte, l'homme passa sa langue sur ses lèvres sèches, et articula, de sa bouche pâteuse, une vague explication. Son amie se retourna, souriant de façon indéfinissable, comme si elle se doutait de ce qu'il avait à dire mais voulait le laisser terminer.


« Ils vont... Ta révolte, tout ça. L'écraser une fois pour toute, vous faire taire.
- Ils ?...
- Mon père... Les autres... Ceux que vous défiez inconsciemment.
- ...
- C'est pour demain... Tout à l'heure. Une bombe... »


Troublé par le silence, et l'absence de réaction, il tourna son visage vers elle, épuisé et inquiet. Mais elle caressa son front, baisa sa tempe avec une douceur maternelle, en murmurant qu'elle savait. Qu'elle avait toujours su, qu'ils ne s'étaient pas rencontrés par hasard... C'était son père qu'elle venait voir, l'homme politique qu'il était, et lui arracher les informations nécessaires. Et puis il s'étaient aimés, avant que tout ne se déclenche encore.


Elle aurait pu parler des heures encore, lui raconter tout et rien, ce qu'elle en pensait, ce qu'elle fuyait en venant ici, ce qu'elle aimait chez lui, tous ces mots qu'elle n'aurait peut-être plus jamais l'occasion de prononcer. Mais le vacarme au dehors qui aurait du s'atténuer enfla soudain, suivant un cri. «Alerte !!» Et un tohu-bohu généralisé, des homme set des femmes qui courent et essayent de comprendre, des rumeurs qui enflent et se répandent, à la vitesse des flux vitaux dans un corps en mouvement.

Ils entendirent parler de bombe, d'évacuation nécessaire, d'endroits où se replier, se disperser, avant que le jour ne tombe, ou les missiles. Spectateur stupéfait, Étienne esquissa un mouvement pour se lever, mais la femme qu'il aimait restait allongée, nue, fixant un trou dans le tissu de leur tente de fortune. Une étoile brillait encore, mais la nuit touchait à sa fin.


« Mon amour...
- Attends encore un peu.
- Mais comment savent-ils ?
- Tu crois être le seul à avoir un pied de chaque côté ? » Il y avait une douloureuse ironie dans sa voix. Comme si elle cherchait elle-même la lucidité nécessaire pour savoir ce qui allait advenir.
« Au fond, ce sont peut-être même eux qui ont répandu ces rumeurs. Ça les arrange plus de nous éparpiller que de nous abattre. Comme s'ils en avaient le pouvoir...»
Elle se redressa à demi, le regarda, la tête penchée sur le côté comme pour avoir un nouvel apperçu d'une situation cent fois répêtée. Son murmure indiscrenable évoquait la beauté et la brièveté de l'instant, et puis elle fredonna un peu, toujours cette chanson, toujours différente.

« Pourquoi ne pars-tu pas ?
- Pour aller où ? Construire ailleurs une autre utopie ? Non...»

Elle semblait chercher ses mots, comme si le temps pressait. Une grimace déforma son visage, elle glissa quelques doigts dans ses mèches ondulées en appuyant la paume fraiche contre son front douloureux. Et puis, elle détourna la tête, se replia sur elle même et lui opposa son dos rond comme une armure dérisoire.

« C'est ici que j'ai échoué... Et ici que tout reste possible. »

Étienne protesta, se leva pour appuyer ses argument et une lumière aveuglante tomba soudain sur lui et sur la banlieue désertée.
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Bulles de Nuit
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MessageMer 20 Aoû 2008, 00:33:42 Répondre en citant
Magnifique, et la fin me fait penser peut-être aussi pour le nom d'Aurora au dialogue entre la femme Narsès et le mendiant dans Electre de Jean Giraudoux :
LA FEMME NARSES : [...]
Comment cela s'appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd'hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l'air pourtant se respire, et qu'on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s'entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?
[...]
LE MENDIANT. Cela a un très beau nom, femme Narsés. Cela s'appelle l'Aurore.

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Oiseau de Nuit
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MessageMer 20 Aoû 2008, 00:43:29 Répondre en citant
...

Merci mille fois Bulles de Nuit, je ne connaissais pas cette citation, et elle me confirme que j'ai encore énormément de progrès à faire pour être capable de décrire ce que je ressens... La ville, la situation, tout ça, la citation de Giraudoux dépasse mes mots.

Quand au prénom de mon héroine, il a plusieurs raisons, tu en as trouvé une Wink


Merci encore de ton commentaire... Le jury a été moins enthousiaste, se contentant d'un "oh, vous êtes une fille ? On était persuadé que c'était écrit par un garçon."
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Bulles de Nuit
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MessageMer 20 Aoû 2008, 10:41:37 Répondre en citant
Oiseau de Nuit a écrit:
...

Merci mille fois Bulles de Nuit, je ne connaissais pas cette citation, et elle me confirme que j'ai encore énormément de progrès à faire pour être capable de décrire ce que je ressens... La ville, la situation, tout ça, la citation de Giraudoux dépasse mes mots.

Quand au prénom de mon héroine, il a plusieurs raisons, tu en as trouvé une Wink


Merci encore de ton commentaire... Le jury a été moins enthousiaste, se contentant d'un "oh, vous êtes une fille ? On était persuadé que c'était écrit par un garçon."


C'était quoi comme concours d'écriture? As-tu pu lire le texte qui a reçu le premier prix?

Pour ce qui est du commentaire, qui est effectivement curieux et plutôt lapidaire, je ne me suis pas posé la question d'une écriture féminine ou masculine et le débat m'intéresse assez peu. Smile

J'ai vraiment beaucoup aimé tout le passage sur le chant et cette connaissance intime (tu as sûrement fait du chant) que les émotions d'une voix peut susciter.

Enfin l'évocation des derviches et la description de ce que peuvent devenir les couleurs lors de la danse des soufis est vraiment réussie et il se dégage de tout ce passage une atmosphère de mystère, de sensualité et de complicité très convaincante.
jap:
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Oiseau de Nuit
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MessageMer 20 Aoû 2008, 11:08:40 Répondre en citant
C'est quoi toutes ces flatteries ? :P

Le concours était organisé par le CROUS, donc concernait tous les étudiants français ; étant à Lyon, j'ai obtenu la 8ème place régionale (sur 400 environ...).
Les premiers textes étaient principalement des réflexions sur le langage, très modernes, et le texte gagnant était, à mon avis, un peu ennuyeux ^^'

Sur le thème "Tohu-Bohu", la gagnante régionale décrivait les émotions parallèles d'une jeune fille qui vient à la bibliothèque pour écrire, et du bibliothécaire qui la regarde tous les jours. Bouleversements des sentiments pour l'un, fouillis des mots pour l'autre. Et une chute décevante :P


Jamais fait de danse ni de chant, justement, envie de susciter par les mots ce que je ne peux pas montrer avec mon corps...

Je retravaille autre chose, très différent, je posterai un de ces jours.
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Bulles de Nuit
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MessageMer 20 Aoû 2008, 14:56:27 Répondre en citant
Oiseau de Nuit a écrit:
C'est quoi toutes ces flatteries ? :P



Pour te piquer ton fromage Oiseau sur un arbre perché!... Wink
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