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La revenante (avec apostrophe)

 
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Qui a réalisé la "meilleure" Revenante (avec apostrophe) ?
Bluedream
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Indy
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J'suis pas las
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Margot
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Mélisande
10%
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Une nouvelle vie
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Wiliam Kain
40%
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Yannis
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Total des votes : 10

Auteur Message
Onde
Plume d'oie

Hors ligne

Inscrit le: 14 Avr 2005
Messages: 5 713
Localisation: Cesson

MessageDim 29 Avr 2007, 12:02:55 Répondre en citant
Bluedream

Maxounette, taxidermiste haute gamme, remplissait activement sa vocation. Cafards, blattes, rats, cela compensait sa rage amoureuse insatisfaite. La dératisation n'irait pas sans final aventuriste, l'apocalypse était là devant, combat final.

La cheftaine Blatte, devant sa famille intégrale, la provoquait, face-à-face insoutenable.

Moustaches frémissantes, la patte allait frapper mais, sursaut viscéral malgré l'ambiance glaciale, Maxounette visa la patte avant, tira, la frôlant malheureusement. Aïe !

Mais la balle toucha finalement l'arrière-train, la cheftaine statufiée.

Maxounette, soufflant, avait gagné. Adieu cafards, blattes, rats, la planète était sauvée…


Indy

La frégate "Amour" accoste à Saint-Malo par bâbord. Ah, marins aventureux venant allumer la flamme dans la bourgade armoricaine, sachez alléger la fade ambiance régnante. Capitaine Sauron, quartier-maître Auclair, la patrie reconnaissante aligne devant l'équipage maintes offrandes alimentaires: Galettes, lard, mais aussi alcools blancs savoureux, cigares. La fiesta serait formidable sans la traditionnelle bagarre générale animant chaque escale. L'aurore arrivant, marins saouls titubant avancent maladroitement. L’Alizé transporte à nouveau la bande dans d'autres aventures.


J'suis pas las

architecture à la carte, la dame à la banane rappellant la vague Stray cats, assenait à l'assemblée amusée : encouragements, félicitations .
l'aliénation aux habitudes urbanistiques avait à sa manière abruti la masse acheteuse .
Alors? la mal bâtir avait gagné la bataille face aux hautes valeurs imaginatives architecturales.
harranguer,imaginer,casser l'assuétude aux rangées alignées infantilisantes . La dame à la banane était révolutionnaire à sa façon! Grandie dans sa bagarre façe aux maisons alignées .
Sa façon d'apparaître attirait l'attention façe au panel d'architectes ébahis par tant d'aplomb !
Au total , à l'arrivée, au quai, la dame bousculait l'intelligentsia au travers d'artifices vestimentaires .
Sa croisade valait certainement :sacrifices, regards rigolards,réprobateurs .
l'asymétrie!! Emma s'astreignait à asséner aux badauds la sauvegarde urbanistiques .
avec résultats aléatoires suivant la manne bancaire accordée !!!

alalala ... la banque !!
l'argent érodant par parcimonie l'imagination ....


Margot

Ah ! Marrakech…
Aïcha quitta l’avion, accédant rapidement au tarmac brûlant dans la chaleur d’août.
Agitant cinquante dirhams dans sa main, la Marocaine indiqua au taxi la place Jamaa al Fna.
Alors, Aïcha retrouva dans la fraîcheur parfumée d’oranges suaves, dans la saveur douceâtre d’antiques palmiers-dattiers, dans certains arômes apportés par l’ardent khamsin, l’inimitable grâce d’al Marocco. Sa patrie, sa racine.
Sa famille était originaire d’Essaouira, mais Marrakech l’impériale avait la faveur d’Aïcha ; c’était la haute Koutoubia au minaret sanglant, la médina bruyante, Majorelle au nuancier mauve tant aimé par Saint-Laurent, aussi l’Atlas au couchant…
La fantasia d’Ali, également, dans la Palmeraie. Là, Aïcha l’amoureuse avait fait la connaissance d’Ahmed… quatre ans auparavant, quatre ans déjà…
Ahmed l’avait ravie par sa maestria à cheval : virevoltant, sauvage, brave à l’image d’anciens nomades d’Aït Atta, Saladîn d’ancienne croisade.
Aïcha la nostalgique regagna sa chambre solitaire au riad Dar Doukkala dans la médina.

Au matin, s’arrachant aux draps satinés, Aïcha déambula dans la Palmeraie, ôta sa gallabiyya, libéra sa tignasse sauvage, aux vagues cascadant à sa hanche pâle d’adolescente androgyne. L’eau fraîche coupa sa respiration, précipita sa circulation sanguine.
Savourant la baignade matinale, Aïcha paresse, alanguie dans l’eau calme, rêvant à sa prochaine thébaïde…
Demain Aïcha retrouvera Paris, sa grisaille, sa fadeur.
Mais aujourd’hui, la plage d’Agadir la Blanche sera sa destination.


Mélisande

Papa était fatigué, maman aussi, mais attendaient patiemment. L'interminable repas s'éternisait.
L'agneau passait mal la trachée.Thélia n'avait pas assez mastiquée, avalant rapidement.
Absolumment convaincue par la valeur animale, la gamine refusait d'absorber la viande...normalement...mais aujourd'hui...
Sa principale revendication d'adolescente était la préservation naturelle. Etant vegetarienne, la grande enfant pensait ainsi atteindre avec paroxysme l'engagement animalier.Pourtant,dans la matinée,Thélia avait malmené la chatte,jouant habilement avec sa ceinture. Papa, Maman avaient saisi l'occasion afin d'amener la tortionnaire face à sa contradiction.
Au repas dominical, Thélia mangerait pareillement aux autres.
C'était là la morale familiale.


Une nouvelle vie

Dansant, virevoltant, Anaïs s’éclata dans la fiesta d’anniversaire. Au pas dans la lambada endiablée, s’éloigna dans la bousculade au bras d’Arnaud. Naïve, monta dans la bagnole crasseuse. Déplorable voyage, allure déchaînée, carrosserie plaquée à l’asphalte, L’Autre auto apparût instantanément à gauche. Réaction anéantie par l’alcool au volant. Grave accident. Chauffard paniqué, Anaîs ensanglantée, sans connaissance. Girophares tonitruants d’ambulance. Arrivée à l’hôpital. Etat comateux. Intubation, analyse sanguine, radio, électrocardiogramme ….. électroencéphalogramme …. Plat. Là, allongée sans espérance … Aucune attente. Demande d’organes. Indélicatesse médicale mais justificatif imparable. Là bas, la famille attend l’organe salvateur. Départ brutal mais réincarnation autrement. Miracle chirurgical malgré l’impuissance. Adieux émouvants, funérailles d’espérance, âme déjà ailleurs, pas d’appréhension ….. renaissance dans la régénération humaine.


Wiliam Kain

La dame sans camélias (*)

Adélaïde habitait la capitale, au quatorze boulevard Saint-Antoine. Sa maison était admirablement agencée: fauteuils anglais, table basse d'acajou, tapis orientaux... Chaque chambre, chaque salon était harmonieux à souhait. Ça sentait l'argent - certainement - mais pas la surabondance à laquelle l'aristocratie parisienne était habituée.
Car Adélaïde avait l'ancêtre pauvre: la dame avait acquis sa situation par sa hargne volontaire, sa farouche détermination au travail.

Dans l'appartement d'Adélaïde, d'innombrables plantes s'offraient aux regards. D'agréables hortensias, d'aromatiques pétunias mais aussi d'incroyables bonzaïs nains aux branches rabougries décoraient la salle à manger, la chambre, la salle d'eau. Pourtant, malgré la débauche odorante, certaines fragrances manquaient. Quand la servante osa remarquer:
- Faudrait agrémenter l'ameublement, Madame. Y'a aucun camélia, notamment...
Adélaïde la coupa brutalement:
- Pas ça ! s'exclama la maîtresse l'air défait. Jamais aucun pétale blanc n'aura sa place à la maison !
- Pardonnez ma maladresse, Madame, bredouilla la pauvre chambrière.
A l'avenir, la délicate servante évita d'aborder l'intrigante affaire...

Quand arriva Mardi-Gras, Adélaïde, habituellement sage, décida d'aller déambuler dans la place. Habillée d'orange, l'Arlequine s'avança masquée dans l'avenue grouillante. Place Bastille, la populace sifflait, chantait, buvait aussi à chaque terrasse. Avenue Montaigne, d'indénombrables badauds dansaient sans fatigue aux rengaines musicales d'agréables accordéonistes.
Probablement par manque d'habitude, Adélaïde fatigua rapidement. Autant l'aller avait paru plaisant, autant regagner sa maison sembla ardu. Arrivée au portail, la face pâlotte, tremblante, la dame n'aperçut pas l'étrange manège quand l'affable gaillard à sa gauche déposa quatre camélias à sa cape.

Dans l'escalier, Adélaïde monta marche après marche. Chaque pas la fatiguait sans raison apparente. Entrant finalement dans l'appartement, la fragile enfant remarqua la tache florale blanche au manteau. D'albâtre, sa face tourna au blafard. Adélaïde passa ad patres à l'instant, sa servante n'ayant aucune connaissance médicale.

La semaine suivante à l'hôpital La Salpêtrière, Alphonse Davenport, fameux praticien, étudia attentivement la peau d'Adélaïde, découvrant la véritable raison à l'énigmatique trépas: Adélaïde souffrait d'allergie aux camélias.


(*) ça marche aussi avec "aux", remarquez...


Yannis

Annabelle hallucine devant la cage aux canaris. Face à la candeur adolescente, quatre animaux chanteurs racontent la laideur encagée. Au regard attristé s’applique la mélancolie. La sagesse l’attire, mais la hardeuse s’active. Face aux ébats infernaux, la caresse banale la gagne. Dommage.



Contrainte non respectée :

Fleur de lune

La voilà, la revenante assise à ma table, attendant avec impatience, ma déclaration. Ambivalente, la regardant, j'espérais la rasséréner.
Attablée face à la revenante, cherchant à la soulager, j'omettais ma fragilité.
Sentant cela, la dame, imépérativement m'embrassa.
Me levant, m'approchant, parla l'amour m'habitant: Va maman... papa t'attend au paradis.


Dernière édition par Onde le Sam 28 Fév 2009, 22:23:25; édité 1 fois
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Yno
Stylo-plume

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Messages: 5 071
Localisation: pas assez près
Humeur du Jour: Presque

MessageDim 29 Avr 2007, 20:05:36 Répondre en citant
ben wiliam hein... jap:
____________________
..." Ô temps ! suspends ton vol, merdeuh...
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Onde
Plume d'oie

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Inscrit le: 14 Avr 2005
Messages: 5 713
Localisation: Cesson

MessageDim 29 Avr 2007, 20:26:40 Répondre en citant
Entre Margot et Wil, j'ai bien du mal à me décider !!! pffff pourquoi on ne peut pas voter plusieurs fois ?! Sad (faut que je relance le sujet chez Xooit)

Allez, je me décide pour Wil Rolling Eyes
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Une Nouvelle Vie
Stylo-plume

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Messages: 2 650
Humeur du Jour: Vivre, c'est ne pas se résigner - Camus

MessageDim 29 Avr 2007, 20:28:27 Répondre en citant
Margot mais c'était difficile pas de ma faute
____________________
"Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art." Baudelaire
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Démo
Stylo-plume

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Humeur du Jour: Trop au lit pour être au Net

MessageVen 04 Mai 2007, 08:59:41 Répondre en citant
Margot ou Wil?
Wil ou Margot?

Bon allez, faut bien voter pour une femme de temps en temps: Margot
____________________
Puisque j'te l'dis !
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j'suis pas las
Invité

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MessageSam 05 Mai 2007, 10:11:00 Répondre en citant
WK
j'ai bien aimé "l'ancêtre pauvre" jap:
margot : on s'y croirait ..
et Blue ton histoire me rappelle vaguement un bouquin de Stephen king

vote pour WK
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